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Publishers Newswire Announced Today its Latest List of Books to Bookmark, for Q4/2008
REDONDO BEACH, Calif. -- Publishers Newswire, an online resource for small publishers, as well as lesser known and first-time book authors, has announced its latest quarterly 'Books to Bookmark' list, for Q4/2008. This list is a round-up of new and interesting books which are often missed due to not originating from big name authors, or major New York book publishing houses.

Book, 'Letters From Heroes', captures triumphs of the men and women who served in World War I and II
GILROY, Calif. -- The hardships, struggles, hopes and triumphs of the men and women who served in World War I and World War II is wonderfully captured in 'Letters From Heroes' (ISBN: 978-1-58909-570-0), by Edward T. Cook, a new book just published by Bookstand Publishing. This poignant collection of real letters from real servicemen allow the reader to see things through the eyes of these soldiers and understand their thoughts about war, training, sickness, the enemy and even their food.

In New Book, Mystery of the 6,000 Year Old Science and Art of Astrology Has Been Solved
SAN FRANCISCO, Calif. -- Author of the new book, ASTROMASKS (ISBN: 978-0-615-23386-4), Vijay Rishii Ph.D., announced today that his book reveals the secret code behind the ancient and controversial science of astrology. The author decodes astrology using a new concept of complementary pairs, and gives new meanings to the zodiac signs and their real connection to humans on earth, which has never been done before in the entire history of astrology.

Why We Are At War (2nd Edition, revised) - Members of the Oxford Faculty of Modern History

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(Signe) Iswolsky.


No. 74.

L'Ambassadeur en France au Ministre des Affaires Etrangeres.

_(Telegramme)._ Paris, le 19 Juillet/1 Aout 1914.

A la reception ici du telegramme de l'Ambassadeur de France a
St.-Petersbourg contenant la communication que Vous a faite
l'Ambassadeur Allemand concernant la resolution de l'Allemagne de
decreter aujourd'hui la mobilisation generale, le President de la
Republique a signe le decret de mobilisation. Dans les rues on procede a
l'affichage des listes d'appel des reservistes. L'Ambassadeur
d'Allemagne vient de rendre visite a Viviani, mais ne lui a fait aucune
nouvelle communication, en alleguant l'impossibilite de dechiffrer les
telegrammes qu'il a recus. Viviani l'a informe de la signature du decret
de mobilisation en reponse a la mobilisation allemande et lui a fait
part de son etonnement de ce que l'Allemagne eut pris une telle mesure a
un moment ou se poursuivait encore un echange de vues amical entre la
Russie, l'Autriche et les Puissances; il a ajoute que la mobilisation ne
prejugeait pas necessairement la guerre et que l'Ambassadeur d'Allemagne
pourrait rester a Paris comme l'Ambassadeur de Russie est reste a Vienne
et celui d'Autriche a St.-Petersbourg.

(Signe) Iswolsky.


No. 75.

L'Ambassadeur en France au Ministre des Affaires Etrangeres.

_(Telegramme)._ Paris, le 19 Juillet/1 Aout 1914.

Je tiens du President que pendant les dernieres journees l'Ambassadeur
d'Autriche a assure avec force le President du Conseil des Ministres et
lui meme, que l'Autriche nous aurait declare etre prete a respecter non
seulement l'integrite territoriale de la Serbie, mais aussi ses droits
souverains, mais que nous aurions intentionnellement fait le silence sur
cette declaration. J'ai oppose un dementi categorique a cela.

(Signe) Iswolsky.


No. 76.

Note remise par l'Ambassadeur d'Allemagne a St.-Petersbourg le 19
Juillet 1914 a 7 h. 10 du soir.

Le Gouvernement Imperial s'est efforce des les debuts de la crise de la
mener a une solution pacifique. Se rendant a un desir qui lui en avait
ete exprime par Sa Majeste l'Empereur de Russie, Sa Majeste l'Empereur
d'Allemagne d'accord avec l'Angleterre s'etait applique a accomplir un
role mediateur aupres des Cabinets de Vienne et de St.-Petersbourg,
lorsque la Russie, sans en attendre le resultat, proceda a la
mobilisation de la totalite de ses forces de terre et de mer. A la suite
de cette mesure menacante motivee par aucun presage militaire de la part
de l'Allemagne, l'Empire Allemand s'est trouve vis-a-vis d'un danger
grave et imminent. Si le Gouvernement Imperial eut manque de parer a ce
peril, il aurait compromis la securite et l'existence meme de
l'Allemagne. Par consequent le Gouvernement Allemand se vit force de
s'adresser au Gouvernement de Sa Majeste l'Empereur de Toutes les
Russies en insistant sur la cessation desdits actes militaires. La
Russie ayant refuse de faire droit a (n'ayant pas cru devoir repondre
a[198]) cette demande et ayant manifeste par ce refus (cette attitude
[198]) que son action etait dirigee contre I'Allemagne, j'ai l'honneur,
d'ordre de mon Gouvernement, de faire savoir a Votre Excellence ce qui
suit:

Sa Majeste l'Empereur Mon Auguste Souverain au nom de l'Empire, relevant
le defi se considere en etat de guerre avec la Russie.

St.-Petersbourg, le 19 Juillet/1 Aout 1914.

(Signe) F. Pourtales.

[Footnote 198: Les mots places entre parentheses se trouvent dans
l'original. Il faut supposer que deux variantes avaient ete preparees
d'avance et que par erreur elles out ete inserees toutes les deux dans
la note.]


No. 77.

Communique du Ministre des Affaires Etrangeres concernant les evenements
des derniers jours.

Le 20 Juillet/2 Aout 1914.

Un expose defigurant les evenements des derniers jours ayant paru dans
la presse etrangere, le Ministere des Affaires Etrangeres croit de son
devoir de publier l'apercu suivant des pourparlers diplomatiques pendant
le temps susvise.

Le 10/23 Juillet a.c. le Ministre d'Autriche-Hongrie a Belgrade presenta
an Ministre President Serbe une note ou le Gouvernement Serbe etait
accuse d'avoir favorise le mouvement panserbe qui avait abouti a
l'assassinat de l'heritier du trone austro-hongrois. En consequence
l'Autriche-Hongrie demandait au Gouvernement Serbe non seulement de
condamner sous une forme solennelle la susdite propagande, mais aussi de
prendre, sous le controle de l'Autriche-Hongrie, une serie de mesures
tendant a la decouverte du complot, a la punition des sujets serbes y
ayant participe et a la prevention dans l'avenir de tout attentat sur le
sol du Royaume. Un delai de 48 heures fut fixe au Gouvernement Serbe
pour la reponse a la susdite note.

Le Gouvernement Imperial, auquel l'Ambassadeur d'Autriche-Hongrie a
St.-Petersbourg avait communique le texte de la note 17 heures apres sa
remise a Belgrade, ayant pris connaissance des demandes y contenues, dut
s'apercevoir que quelques-unes parmi elles etaient inexecutables quant
an fond, tandis que d'autres etaient presentees sous une forme
incompatible avec la dignite d'un Etat independant. Trouvant
inadmissibles la diminution de la dignite de la Serbie contenue dans ces
demandes, ainsi que la tendance de l'Autriche-Hongrie d'assurer sa
preponderance dans les Balcans demontree par ces memes exigences, le
Gouvernement Russe fit observer dans la forme la plus amicale a
l'Autriche-Hongrie qu'il serait desirable de soumettre a un nouvel
examen les points contenus dans la note austro-hongroise. Le
Gouvernement Austro-Hongrois ne crut possible de consentir a une
discussion de la note. L'action moderatrice des autres Puissances a
Vienne ne fut non plus couronnee de succes.

Malgre que la Serbie eut reprouve le crime et se fut montree prete a
donner satisfaction a l'Autriche dans une mesure qui depassa les
previsions non seulement de la Russie, mais aussi des autres Puissances,
le Ministre d'Autriche-Hongrie a Belgrade jugea la reponse serbe
insuffisante et quitta cette ville.

Reconnaissant le caractere exagere des demandes presentees par
l'Autriche, la Russie avait declare encore auparavant qu'il lui serait
impossible de rester indifferente, sans se refuser toutefois a employer
tous ses efforts pour trouver une issue pacifique qui fut acceptable
pour l'Autriche et menageat son amour-propre de grande puissance. En
meme temps la Russie etablit fermement qu'elle admettait une solution
pacifique de la question seulement dans une mesure qui n'impliquerait
pas la diminution de la dignite de la Serbie comme Etat independant.
Malheureusement tous les efforts deployes par le Gouvernement Imperial
dans cette direction resterent sans effet. Le Gouvernement
Austro-Hongrois, apres s'etre derobe a toute intervention conciliatrice
des Puissances dans son conflit avec la Serbie, proceda a la
mobilisation, declara officiellement la guerre a la Serbie, et le jour
suivant Belgrade fut bombardee. Le manifeste qui a accompagne la
declaration de guerre accuse ouvertement la Serbie d'avoir prepare et
execute le crime de Seraiewo. Une pareille accusation d'un crime de
droit commun lancee contre tout un peuple et tout un Etat attira a la
Serbie par son inanite evidente les larges sympathies des cercles de la
societe europeenne.

A la suite de cette maniere d'agir du Gouvernement Austro-Hongrois,
malgre la declaration de la Russie qu'elle ne pourrait rester
indifferente au sort de la Serbie, le Gouvernement Imperial jugea
necessaire d'ordonner la mobilisation des circonscriptions militaires de
Kiew, d'Odessa, de Moscou et de Kazan. Une telle decision s'imposait
parce que depuis la date de la remise de la note austro-hongroise au
Gouvernement Serbe et les premieres demarches de la Russie cinq jours
s'etaient ecoules, et cependant le Cabinet de Vienne n'avait fait aucun
pas pour aller au-devant de nos efforts pacifiques; au contraire, la
mobilisation de la moitie de l'armee austro-hongroise avait ete
decretee.

Le Gouvernement Allemand fut mis au courant des mesures prises par la
Russie; il lui fut en meme temps explique qu'elles n'etaient que la
consequence des armements autrichiens et nullement dirigees contre
l'Allemagne. En meme temps, le Gouvernement Imperial declara que la
Russie etait prete a continuer les pourparlers en vue d'une solution
pacifique du conflit, soit par la voie de negociations directes avec le
Cabinet de Vienne, soit en suivant la proposition de la Grande-Bretagne,
par la voie d'une Conference des quatre Grandes Puissances non
interessees directement, voire l'Angleterre, la France, l'Allemagne et
l'Italie.

Cependant cette tentative de la Russie echoua egalement.
L'Autriche-Hongrie declina un echange de vues ulterieur avec nous, et le
Cabinet de Vienne se deroba a la participation a la Conference des
Puissances projetee.

Neanmoins, la Russie ne discontinua pas ses efforts en faveur de la
paix. Repondant a la question de l'Ambassadeur d'Allemagne, a quelles
conditions nous consentirions encore a suspendre nos armements, le
Ministre des Affaires Etrangeres declara que ces conditions seraient la
reconnaissance par l'Autriche-Hongrie que la question Austro-Serbe avait
revetu le caractere d'une question europeenne, et la declaration de
cette meme Puissance qu'elle consentait a ne pas insister sur des
demandes incompatibles avec les droits souverains de la Serbie.

La proposition de la Russie fut jugee par l'Allemagne inacceptable pour
l'Autriche-Hongrie. Simultanement on recut a St.-Petersbourg la nouvelle
de la proclamation de la mobilisation generale par l'Autriche-Hongrie.

En meme temps les hostilites continuaient sur le territoire Serbe et
Belgrade fut bombardee derechef.

L'insucces de nos propositions pacifiques nous obligea d'elargir les
mesures de precaution militaires.

Le Cabinet de Berlin nous ayant adresse une question a ce sujet, il lui
fut repondu que la Russie etait forcee de commencer ses armements pour
se premunir contre toutes eventualites.

Tout en prenant cette mesure de precaution, la Russie n'en discontinuait
pas moins de rechercher de toutes ses forces une issue de cette
situation et declara etre prete a accepter tout moyen de solution du
conflit qui comporterait l'observation des conditions posees par nous.

Malgre cette communication conciliante, le Gouvernement Allemand, le
18/31 Juillet, adressa au Gouvernement Russe la demande d'avoir a
suspendre ses mesures militaires a midi du 19 Juillet/ 1 Aout, en
menacant, dans le cas contraire, de proceder a une mobilisation
generale.

Le lendemain, 19 Juillet/1 Aout, l'Ambassadeur d'Allemagne transmit au
Ministre des Affaires Etrangeres, an nom de son Gouvernement, la
declaration de guerre.


No. 78.

Le Ministre des Affaires Etrangeres aux Representants de S. M.
I'Empereur a l'etranger.

(_Telegramme_). St.-Petersbourg, le 20 Juillet/2 Aout 1914.

Il est absolument clair que l'Allemagne s'efforce des a present de
rejeter sur nous la responsabilite de la rupture. Notre mobilisation a
ete provoquee par l'enorme responsabilite que nous aurions assumee, si
nous n'avions pas pris toutes les mesures de precaution a un moment ou
l'Autriche, se bornant a des pourparlers d'un caractere dilatoire,
bombardait Belgrade et procedait a une mobilisation generale.

Sa Majeste l'Empereur s'etait engage vis-a-vis de l'Empereur d'Allemagne
par sa parole a n'entreprendre aucun acte agressif tant que dureraient
les pourparlers avec l'Autriche. Apres une telle garantie et apres
toutes les preuves de l'amour de la Russie pour la paix, l'Allemagne ne
pouvait ni avait le droit de douter de notre declaration que nous
accepterions avec joie toute issue pacifique compatible avec la dignite
et l'independance de la Serbie. Une autre issue, tout en etant
completement incompatible avec notre propre dignite, aurait certainement
ebranle l'equilibre Europeen assurant l'hegemonie de l'Allemagne. Ce
caractere Europeen, voire mondial, du conflit est infiniment plus
important que le pretexte qui l'a cree. Par sa decision de nous declarer
la guerre a un moment ou se poursuivaient les negociations entre les
Puissances, l'Allemagne a assume une lourde responsabilite.

(Signe) Sazonow.


No. 79.

Note remise par l'Ambassadeur d'Autriche-Hongrie a St.-Petersbourg au
Ministre des Affaires Etrangeres le 24 Juillet a 6 h. du soir.

D'ordre de son Gouvernement le soussigne Ambassadeur d'Autriche-Hongrie
a l'honneur de notifier a Son Excellence Monsieur le Ministre des
Affaires Etrangeres de Russie ce qui suit:

"Vu l'attitude menacante prise par la Russie dans le conflit entre la
Monarchie Austro-Hongroise et la Serbie et en presence du fait qu'en
suite de ce conflit la Russie, d'apres une communication du Cabinet de
Berlin, a cru devoir ouvrir les hostilites contre l'Allemagne et que
celle-ci se trouve par consequent en etat de guerre avec ladite
Puissance, l'Autriche-Hongrie se considere egalement en etat de guerre
avec la Russie a partir du present moment.

"(Signe) Szapary. St.-Petersbourg. 6 Aout/24 Juillet 1914."





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